Le mystère de l’incarnation et de la bonté !
Il est difficile pour nous, avec notre esprit cartésien d’imaginer un seul instant ce mystère de la Passion du Verbe incarné.
Mais imaginons un instant ce Dieu suprême, cause première et unique de notre être, de notre beauté et de toutes nos imperfections.
Considérons ensuite quelle grande, quelle immense bonté Il nous a témoigné, en daignant, Lui, l’unique principe et le maître souverain de toute chose, se ravaler jusqu’à se faire homme, jusqu’à souffrir et mourir pour sa créature, jusqu’à permettre aux œuvres mêmes de ses mains de s’armer contre Lui pour le crucifier.
Songeons à ce mortel battement de cœur qu’éprouva Jésus dans ce jardin de Gethsémané, la crainte de sa mort certaine qui s’approchait, crainte si forte que Le sang divin coula de ses yeux.
Imaginons un instant les armes, les cordes, les fouets, les épines , les clous, les marteaux, tous ces objets qui ont servi d’instruments à la Passion pour nous rappeler ces cruelles souffrances. Notre Sauveur a été dépouillé de ses vêtements pour être flagellé et crucifié pour nous.
Souvenons nous de ces cris abominables qui retentirent à ses oreilles, après tout le bien qu’Il avait fait sur ces mêmes personnes : »Qu’Il meure, crucifiez-le, crucifiez-le ! »
Pensons au vinaigre et au fiel dont on l’abreuva , l’odeur infecte que les cadavres Lui envoyaient sur le mont Calvaire et imaginons entendre et recevoir les coups de marteaux qui le clouèrent à la croix.
Rappelons nous des pierres qui se brisèrent et du tremblement de terre qui l’agita à l’heure suprême de sa mort, du soleil, des ténèbres qui l’enveloppèrent, du rideau du temple qui se déchira en deux de haut en bas et de l’eau mêlée de sang qui sorti de son côté entrouvert.
Quand nous nous sentons nous-même, ou que nous voyons les autres en proie à la tristesse et à la douleur, songeons que ces afflictions ne sont rien, comparées aux inconcevables angoisses qui transpercèrent le corps et l’âme de notre Sauveur.
(extrait du livre « le combat spirituel de Lorenzo Scupoli)
N’oublions jamais qu’Il est venu à notre rencontre, qu’Il a fait cet immense sacrifice pour nous tous qui ne le méritons pas en refusant de Le reconnaître, de connaître Sa Parole, celle qu’Il nous a laissée pour nous offrir le pardon de toutes nos erreurs et l’espoir d’une vie éternelle avec Lui.